lundi 20 juillet 2009

la récup après la récup...


Récupérer sans trop perdre, tel était l'objectif de ces trois dernières semaines.
A priori c'est assez réussi.

La première semaine a été légère. Le sprint par équipe du samedi 4 étant annulé (pas d'équipe TDR), ça a été repos. Genre je fais du gras. Sauf que quand j'arrête le sport je perds du poids...

La semaine suivante c'est mini reprise à base de natation, mais légère. Une petite sortie vélo tout de même. Super jambes dans les côtes. De bon augure pour Cadarsac. Pas d'enchaînement le mercredi. Pas en état...
les trois litres de Délirium le mardi soir au Titi n'ont laissé que peu de sang dans mon alcool... Gros mal de cheveux le lendemain... Plus un grand blanc entre 1h30 et le réveil...pas forcément très agréable mais en tous cas une bonne soirée avec les gironflons.
Nous avons quand même encore gagné le quizz, tout comme nous l'avions fait le jeudi précédent au Black Velvet. On va finir par être black listés...

Il faut dire que j'étais ajeun après avoir fait 2ème master lors de la coupe de France d'eau libre à Carcans. Les bras allaient bien jusqu'au 750 puis ça c'est dégradé. houle de face sur le retour et fatigue malgré tout. Je nage 500m avec Victorien Lafargue et il fini par me déposer au 1000m.
Olivier s'en sort bien lui aussi et marque royalement 5 points au classement national de la coupe de France.


Le dimanche 12, reprise sérieuse avec le tri de Cadarsac.
Petite épreuve très sympa organisée par le Sam et les Samettes ;) Je retrouve Victorien et Bixhente Millet. Eau chaude donc pas de combi. Ca m'arrange un peu...
Je déroule la nat tranquille et sort en 10'29 au 750. juste derrière...Victorien et loin derrière Bixhente. j'enfourche ma monture et c'est parti pour 20km. Deux tours de 10 donc deux fois la côte. au bout d'un km je double Isma qui commence à mourir sur son vélo après avoir fait le 3ème temps en nat. l'après-midi va être long pour lui. Le vélo déroule bien et je ne perds que deux places en ayant aussi doublé Julian Lopez au 11ème km (il est fort c't'indien). Le départ course à pieds est difficile et je perds d'entrée 2 places que je ne rattraperai pas. Au début du 2ème tours la douleur qui me tiraillait les cuisses depuis la nat s'envole et je termine cette course à une honorable 17ème place. 4 min derrière Victorien qui s'adjuge le record de l'épreuve.
Bonne petite course de reprise au final et bonne découverte pour Isma et julian. Isma qui agonise sur la course à pieds (et oui les jambes ça ne sert pas qu'à faire de la mousse dans l'eau) alors que Julian montre un bon potentiel. Isma au passage s'adjuge un chicken d'honneur (pas de certif médical, dernier inscrit sur la liste de départ).

La traversée de la baie de Saint Jean de Luz à la nage:
Départ le 13 après-midi avec Yannou et Olivier. Direction le pays basque, chez Jean-Nicolas dont les grands parents nous accueillent avec gentillesse. Passage rapide à Saint Jean dès le lundi pour confirmer l'inscription et faire trempette dans la baie. L'eau est super chaude même s'il ne fait pas très beau. Petit passage par les ventas d'Ibardin, tobleronne, chorizo, jamon, turon, alcool, haribo...
le lendemain dès 8h00 nous voilà sur le plan d'eau où nous retrouvons Cycy et Astrid.
La course se déroule on ne peut mieux. Un peu surpris par le départ, je ne tarde pas à trouver le rythme et à laisser Yannou à droite et Jean-Nicolas à gauche, non sans que nous ayons échangé quelques claques... Impossible de rattraper le gars devant moi à 7m. je choisi de ne pas me mettre dans le rouge pour aller le chercher, en tous cas pas avant d'avoir passé les filets anti pollution. une fois qu'ils sont passés j'abdique car je suis un peu rôti. Au final malgré une navigation approximative je sors 4ème au scratch et 3ème licencié (Yannou 5 et 4, Jean-Nicolas 6 et 7, Cycy 14, olivier 17 et Astrid 50). Belle perf de l'ensemble des grionflons et encore une fois derrière Bixhente qui gagne l'épreuve. L'après midi après un passage à Ibardin, se déroule dans le métro (plage de Tarnos) où nous rejoignons Lulu. grosses vagues et grand soleil et... un bon choc dans les cervicales pour moi. Pas glop, bloqué...
En tout cas deux jours hyper sympas avec des résultats en plus...


Le lendemain en guise de récup, enchainements au lac. Un peu de vitesse ça ne fait pas de mal malgré le cou toujours bloqué. deux répéts avec Julian. C'est pas encore trop la forme mais ça revient petit à petit. pas facile de passer du long au court.

Aquathlon de Libourne:
Après avoir dit Tschuss à Conie qui part chez les helvètes, petite sortie vélo samedi avec toujours des jambes excellentes en côte.
Dimanche c'est aquatlon sprint à Libourne avec JB Pile et Olivier.
800m+ 6km. Ca va être violent. Et je ne suis pas déçu. la nat ne me semble pas terrible surtout quand je vois le temps au 400 (sortie à l'australienne) et en fin de 800. le 1er km de càp est un peu difficile, je piétine derrière un autre concurrent dans le 2ème et une fois que je l'ai doublé ça va mieux. je passe de 3'50 au km à 3'35''. Au final 10 au scratch, 6 sénior et champion d'Aquitaine et de Gironde sénior. Olivier et JB s'en sortent bien eux aussi et surtout le genou d'Olivier tient; Un bon test pour lui.


Bref ces trois semaines de récup ont été plutôt actives, alcoolisées et au final me permettent d'envisager Bergerac le 26 sans trop d'appréhension. Pas d'objectif de temps ou de place mais je devrais avoir les armes pour me défendre.

mardi 14 juillet 2009

demain récit de cette semaine de récup après la récup...
plutôt active la récup :)

dimanche 5 juillet 2009

Récup suite et fin

La récup...

La récup globalement a été facile. Genre t'as pas forcé pendant la course... :)

Retour pépère à l'hôtel après récupération du vélo.
La douche est bien venue et c'est avec soulagement que je m'aperçois que je n'ai que six ampoules au pied droit. Miracle, cette année je ne vais perdre aucun ongle...
A peine le temps de se sécher et voilà JB qui débarque. Il a l'air plutôt pas mal après ce premier Ironman.

20h15:
Le diner attendra, nous descendons sur la finish line avec toute l'équipe pour assister à l'arrivée des derniers qui ne sont pas les moins méritant.
Ambiance d'enfer dans les tribunes. Le speaker anime la foule des familles et des finishers déjà changés. Dans le couloir d'arrivée tout le monde est là. Quand je dis tout le monde, je parle des meilleurs. A commencer par Marcel Zamora qui gagne pour la quatrième consécutive en pulvérisant son propre record en 08:30. (ça laisse rêveur...). Les six premiers garçons sont là tout comme les premières filles.
Les minutes s'écoulent et dans une ambiance chauffée à blanc nous approchons de 22:30. qui marque la limite longue pour être déclaré Finisher.
Chaque arrivée soulève les hourras de la foule et les derniers ont droit à une arrivée de champion. C'est aussi ça le triathlon. L'un des rares sports où sur ligne de départ et la ligne d'arrivée se mélangent pro et amateurs. Un sport où le dernier est autant un champion que le premier.
Malheureusement le compte à rebours élimine un coureur qui ne franchi pas avant 22:30.
La sirène retenti et donne à la fois le signal de clôture de cette course et le coup d'envoi du feu d'artifice tiré depuis la mer. la farandole des bénévoles et des champions achève la soirée.

22h30 : il se fait faim.
Pas une seconde d'hésitation, direction la Favola (marché aux fleurs) où nous arrivons juste avant l'extinction des feux. Enfin une bière... et un plat de spaghetti aux palourdes...
La dernière réunion de la fine équipe avant demain, de rejoindre nos pénates.

La nuit est bonne (une ou deux crises de hoquet quand même...).

Les sacs sont vite fais en remontant d'un petit déj pantagruélique. Il y a au moins cinq types en uniforme bleu ciel arborant fièrement le maillot Finisher... peut-être même ont-ils dormi avec ....
J'ai choisi de ne pas le porter parce que moi les uniformes...

Lundi 29 juin
10h00:
voiture récupérée, vélos embarqués et nous voilà partis.
la route se fait tranquillement mais le co-pilote a des absences.
Nous suscitons la curiosité avec nos bas de vieille quand nous nous arrêtons pour déjeuner.

Passant à dix km de la maison nous faisons une pause chez mes parents avec un bain de pieds dans la baignoire au fond du jardin... Cette année je ne me fais même pas "engueuler" parce que je fais des trucs de débile... :s

C'est enfin vers 18h00 que je dépose JB chez lui.

Retour maison vers 19h00. le temps de tout sortir des sacs. La combi qui macère depuis hier dans le sac bike passe à la douche et le reste part direct dans la machine.

Place maintenant à la vraie récup qui commence par un petit diner sympa avec Yannou.

Pas de sport intensif cette semaine mais déjà mercredi ça me démange et j'attends jeudi de pouvoir enfin nager un peu. Pour le vélo et la course à pieds j'attendrai la semaine prochaine.

Et voilà un Ironman de plus en moins...
Ca c'est fait... :)



Voilà donc pour ceux que ça a pu intéresser, le récit de cet Ironman.

Une aventure encore une fois. Peut-être le plus pénible de la série. Pas physiquement mais mentalement, avant et pendant. Rien de sur-humain. Toutefois cela n'aurait pas été possible sans le soutien des gironflons, des TDRistes et surtout du coach.

MERCI à TOUS
et
MERCI à TOI YANN ;)

mercredi 1 juillet 2009

D-Day


4h15: réveil serein. après à peine plus de 4h00 de sommeil pour une fois calme, je me lève comme une fleur. JB semble lui aussi en bonne forme et la procédure de départ peut commencer.

4h30: rdv au petit déjeuner. Grâce à Ludi le service a été avancé à 04h00 pour nous permettre de ne pas partir le ventre vide. Nous retrouvons les filles autour d'un bon vieux Gatosport. C'est de bon apetit que nous mangeons. Apparemment pas de ventre noué ce matin.

5h10-15: départ à pieds vers le parc à vélo non sans avoir avalé deux imodium... dix heures ou plus de course avec une déshydratation prévisible peuvent entrainer de sérieux désordres gastriques.

05h35: arrivée dans le parc à vélo. Après le contrôle de sécurité nous nous saluons et nous souhaitons bonne chance. En effet il y de fortes chances que nous ne nous revoyions pas avant un moment, le marathon probablement. Ici c'est déjà l'agitation. Chacun autour de sa machine à gonfler les pneus, vérifier les bidons. Après le passage obligatoire aux toilettes (une queue de 15 min) J'enfile ma combi et me voilà prêt à affronter les flots bleu profond de la Méditerrannée.
Le speaker met l'ambiance et sur un ton calme appel tout le monde à rejoindre la plage.
Ce sont donc 2800 pingouins qui descendent la rampe et vont se placer dans les box de départ en fonction des temps de natation estimés. Je me place donc au moins de 55'. J'y retrouve Florent Roy et nous sommes à côté des pros. Il semble serein lui aussi. JB B est dans le box d'à côté.
Le compte à rebours commence et sans nous en apercevoir nous voilà à H-1'. Les applaudissements saccadés font claquer l'air. Parmi les récipiendaires le silence se fait.

06h30: H, la sirène.
Natation:
Comme d'hab s'est la ruée vers la grande bleue. Je perds Florent de vue. Pourtant je l'avais bien repéré, combi noire, lunettes blanches et bonnet bleu... :s
Jusqu'à la troisième bouée de parcours c'est la grande lessiveuse. Je pars en respi deux temps et ne peux pas passer en trois. Quelques claques reçues certainement une ou deux involontaires distribuées. En moins de temps qu'il ne faut pour le dire me voilà à la sortie australienne. Les bénévoles (remarquables) nous tirent de l'eau afin d'éviter le shore break. 50 m sur la plage et sans avoir pu repérer ma position par rapport à le tête de la course je replonge dans le bouillon. Vive douleur entre deux orteils. Je crains la coupure sur un hameçon en fait il s'agissait sûrement d'un petit galet. Me voilà parti pour les derniers 1400m. La grande lessive continue malgré ma position (entre 50 et 60ème donc avec des pros). Enfin la sortie de l'eau arrive et je me sens entré dans la course. Globalement un bon moment. Surtout toujours la magie de ce plan d'eau. Bleu, calme, qui porte et avec des paysages magnifiques. La présence des embarcations sur lesquelles prennent place les caméras (voir sport+ le 08 juillet à 17h45 et le 9 juillet à 07h45) et l'hélico qui suit la tête de course. Enfin le public (souvent les familles) qui encourage et respecte l'effort. Qui crie mais ne vocifère pas.

Transition 1:
Montée de la rampe devant la première fille. 56'29. un peu déçu sur le moment mais à postériori ça va. 51ème, à 5 petites minutes de la tête mais pour 4000m. Une bouée a dérivé pendant la nuit...
Je coure, mais tranquille. le sac est vite récupéré. Arrivé sous la tente je me change entièrement pour une tenue de vélo adaptée. Flo, je l'apprendrai plus tard, en profite lâchement pour me doubler. il est sorti 2' derrière moi et repart devant.
Une vraie peau de chamois parce que 180km sur la selle, ça irrite :).
Retrouver son vélo, le saisir et courir. Je croise le tout nouveau ministre et maire de Nice Mr Estrosi qui me harangue par mon prénom (écrit sur le dossard) et note que mon maillot est celui de Toul (mon premier club), chez Mme Morano...
Bref après cet intermède mondain, j'enfourche la machine...

Vélo: 180km
Les vingt premiers km sont plats. Suite à mon expérience cuisante de 2008, je ne m'enflamme pas.
La côte de la Condamine, un mur à près de 15% est avalée en souplesse et l'ascension commence. 30 km de faux plat légèrement montant avalés à allure modérée.
Col de l'Ecre, le juge de paix. 14 km à plus de 7% de moyenne. Ici commencent les choses sérieuses et les premières défaillances. C'est ici que j'ai explosé en 2008. Un peu d'angoisse donc. Vite dissipée. Je monte assis sur la selle, entre 16 et 18km/h et je reprends pas mal de coureurs sur qui la pente et la chaleur commencent à faire des dégâts. Ravitaillement de Gourdon. Les jambes tournent toujours aussi bien. C'est l'euphorie. J'étais à l'agonie ici en 2008, scotché entre 10 et 12 km/h. 45' pour monter, 20 de gagnées et je passe 151ème en haut. Le ravito perso m'attend. je plaisante avec les bénévoles et empoche deux bananes et quelques barres énergétiques. Je me lance sur le plateau et avale la deuxième côte (4% pendant 2km) facilement.
La descente vers le pieds du col de St Pons se fait en solitaire mais j'ai du mal à appuyer sur les pédales sur les gros braquets. Je ne m'inquiète pas, je suis quand même à plus de 50km/h.
Col de St Pons. mauvais souvenir de 2008. Ca s'annonce mieux cette année. Les deux premiers km sont montés entre 18 et 20km/h. Je rattrape Alexandra Louison pourtant une référence en montagne. Et là, c'est le drame. (Les nageurs comprendront), le coup de bambou. de 20 je passe à 12km/h et il reste 5km. L'enfer... Les souvenirs de 2008 remontent et l'idée de l'abandon m'effleure. il reste 75 km... Je ne lâche pas (je l'ai promis à quelqu'un qui se reconnaîtra).
la montée vers le col de Vence ressemble à une descente (37km/h) et vice versa (descente à 27 vent de face).
La descente vers Nice, sinueuse, dangereuse, mal goudronnée est difficile. Je n'arrive toujours pas à appuyer sur les pédales. Je ne perds pas de place mais n'en gagne pas non plus. Dans la vallée, vent de face. Un groupe se forme et la présence d'un juge à moto empêche qu'un peloton se créé. Donc s'est un accordéon qui rallie l'arrivée et qui me lâche pour les 5 derniers km où je n'avance plus (27km/h).
5'41. Pas mal quand même. Mieux en tous cas qu'en 2008. Toutefois la dernière partie St Pons aurait dû m'alerter.

transition 2:
Un bénévole embarque mon vélo dans un parc où à peine 200 vélo sont déjà arrivés.
Le changement de tenu est agrémenté par l'application par une charmante bénévole, de crème solaire. C'est sous les couleurs TDR que je reprends la course et ce qui doit être le dessert, le marathon. Je n'ai toujours vu personne du club.

Course à pieds: Marathon :)
Premier tour, jusque là tout va bien.
les jambes répondent et les 10km5 sont avalés en 50'. Pas mal et cela me laisse espérer une course en un peu moins de 3h30. Ravito à coup de Tuc (envie de sel) et d'eau. Enfin des visages connus (les supportrices de TDR) et Flo qui termine son premier tour quand je m'élance.
deuxième tour, ça va encore.
Moins rapide mais bonnes sensations. je croise Wilfried après le demi tour avant la station service. Moins rapide (56') mais ça va. Je saute un ou deux ravitos...
troisième tour: le drame.
Sans signe avant coureur, juste après le début du troisième tour c'est le voile noir... Je fais un ravito en marchant et impossible de repartir. Sensation de vide... Je vois des étoiles... j'ai froid... j'ai l'impresssion que le sol tremble... je suis obligé de fixer la ligne blanche au sol pour marcher droit... Bref l'hypoglycémie ou du moins ce que j'imagine être une hypo... Je me sens vide. Pour autant je n'envisage pas l'abandon, pas au 20ème km de course alors qu'il n'en reste que 20... Non, même en marchant je le ferai.
Je marche, j'essaie de repartir quand Ludivine m'y force en me rattrapant mais non.
Je marche. je mange du sucre et je bois du coca.
Je marche avec un seul objectif, la ligne. A la fois pour moi mais aussi pour celui qui aurait dû être là.
Je marche.
Je marche jusqu'au 30ème et là l'étincelle...

4ème tour: re-birth
L'étincelle c'est le chrono. 10h22'. Dans une heure je serai à mon temps de 2008... Non je ne peux pas faire pire qu'en 2008 même si je suis moins bien préparé, même si la tête jusque ce matin n'y était pas.
Et je coure!!!!!!
Une heure pour 10,5km. C'est plus que jouable.
Je coure et je repars. je passe les ravitos et je coure. A 500m de l'aéroport je croise Ludi. 1km en 5km à reprendre. C'est faisable et si je peux l'emmener dans mon sillage...
Je coure et j'accélère. demi tour à 10h52'. 30' pour arriver. J'accélère et je remonte les coureurs avec mes trois bracelets au poignet. à 40km j'arrive sur Ludi. elle a baissé son rythme.
Je coure et je la passe en lui disant que je l'attends sur la ligne. Elle ne prend pas ma foulée. Ces 5 derniers km sont un rêve, 27'. Plus vite qu'au 2ème tour...
Je coure et c'est la ligne, je la franchi tranquillement sans effusion mais soulagé. J'enlève ma puce pour re-franchir le portique et attendre Ludi sur la ligne. C'est seulement après que je reçois la médaille...

Ce marathon aura été terrible et bon à la fois. Bon pour les 1er, 2ème et 4ème tours, mais terrible dans le 3ème. Je n'ai jamais été vidé comme ça. J'imaginais les deux ou trois personnes à qui je tiens suivant la course sur le net et pour elles j'ai tenu. Et un peu parce que je ne peux pas abandonner (surtout en course à pieds).

Récup:
Je n'ai pas vomi (et pourtant j'étais content...). Je vais chercher mon T-shirt Finisher (pas vraiment à mon goût) avant d'aller au massage. Je retrouve Florent qui fini superbement son premier Ironman. Sur la table nous nous racontons la course et je me précipite ensuite sur une assiette de poulet, melon, pastèque, chips, quiche lorraine.
Ludi me rejoint bientôt.
Le temps de récupérer le vélo et les sacs j'entends l'arrivée de tous les TDR sauf JB Pile qui finira plus tard.
Je remonte vers l'hôtel avec JB B qui parle, qui parle... :)

En résumé: satisfaisant mais avec un goût d'inachevé.
La natation, le col de l'Ecre trois tours de course à pieds de pur plaisir.
Le col de St Pons, la descente, et 10km à pieds, difficiles (euphémisme M°Capello...).
Finisher encore une fois et pourtant... C'était pas gagné. Pas gagné parce que pas préparé, pas gagné parce que pas forcément motivé (là y a message...), pas gagné compte tenu du déroulement de la course.
Pas mécontent de l'avoir fait mais en oubliant pas (pour ceux que ce genre d'épreuve pourrait impressionner) qu'il n'y a pas d'homme de fer, il n'y a pas d'homme fort, il n'y a que des hommes entraînés.

Pour la phase récup passive et retour maison: a demain.